Simple, drôle, hyper-actif, curieux, intrigant, sexy, -miyyavi- est un artiste atypique. Avec son nouvel album 'THIS IZ THE JAPANESE KABUKI ROCK", il expérimente et nous ouvre, via cet entretien exculsif, les portes de son esprit avant d'ouvrir celles de l'Olympia le 6 juillet !
Peux-tu te présenter en nous disant d'où tu viens et comment tu as découvert la musique ?
-miyavi- : J'ai grandi à Osaka, la partie ouest du Japon. Mon père est coréen, ma mère japonaise t j'ai une soeur plus jeune que moi. Je suis donc un "mélange". J'ai commencé la musique très tôt, vers trois ou quatre ans, avec un ukulélé. Je ne parvenais pas vraiment à en jouer mais ce fut ma première véritable expérience musicale. Je me suis vraiment mis à la guitare à quinze ans, juste avant de déménager à Tokyo.
Quel était ton rapport avec les enfant de ton âge ? Te sentais-tu différent des autres ?
-m- : A l'école, j'étais un leader puisque j'étais capitaine de mon équipe de foot. Je n'ai jamais pensé être différent ou être quelqu'un de spécial mais déjà à cette époque, j'aimais me faire remarquer.
Quel genre d'entraînement ou d'éducation musicale as-tu perçu ?
-m- : Je fais de la guitare absolument partout, même à table. Ce qui signifie 24h/24, sept jours sur sept. Ne t'entraîne pas, joue tout simplement.
A quel moment as-tu décidé de faire de la musique ton métier ?
-m- : C'est une certitude que j'ai eue dès la première fois que j'ai joué de la guitare. Ce fut instantané. Dès que j'ai été capable de jouer ma première gamme musicale, je me voyais déjà très clairement sur scène.
Tu as commencé ta carrière en tant que guitariste, puis tu t'es intéressé au chant. A quel moment as-tu senti que tu avais la capacité de devenir chanteur ?
-m- : pour le moment, je ne l'ai pas encore ressenti (rires). Je ne me considère absolument pas comme un bon chanteur mais j'essaye en permanence de m'améliorer. Je suis avant tout un guitariste.
Quelle a été ta première influence musicale ?
-m- : Hide (guitariste de X Japan, décédé le 2 mai 1998, Ndr) est, pour moi, le pionnier de l'industrie du Visual-Kei.
Tes influences musicales ont-elles changé au fur et à mesure des années ? Penses-tu que certaines d'entre elles aient onfluencé tes chansons ?
-m- : Bien entendu, je change de style en permanence en raison des mes diverses influences. Comme vous avez pu le remarquer, je suis quelqu'un qui ne peut pas tenir en place (rires). En même temps, je suis certain de m'améliorer. Mais je préfère dire que j'évolue et non que je change.
Tu t'investis dans différentes formes d'art : la musique, la danse, la comédie. Te considères-tu comme un dingue du boulot ?
-m- : Parfois je blague en disant effectivement que je suis un dingue du boulot ! J'essaie juste d'intégrer au mieux tout ce que je suis supposé faire par rapport à mon mode de vie. Par ailleurs, dans ce vaste monde, il y a une tonne de personnes qui travaille bien plus que moi. Il s'agit juste d'être très proffessionnel.
Selon toi qu'est ce qu'un artiste ?
-m- : Une personnes qui continue d'évoluer jusqu'à ce qu'à la fin de sa vie.
Peux-tu décrire ta personnalité en cinq mots ?
-m- : Vivre à un rythme effréné, perfectionniste et égoïste. Je déteste être seul, et le contraire de tout ce que je viens de dire !
D'après moi, quels sont les aspects de ta personnalité que tes fans préfèrent ?
-m- : C'est assez dur à dire. . .
Ma perversité (rires) !
Tu as créé le terme "neo visualizm" pour désigner ta musique. Quelle en est sa définition ?
-m- : Il n'y a ni but, ni définition dans ma musique. C'est juste une représentation de ma vie.
Dans quel état d'esprit as-tu besoin d'être pour composer ?
-m- : Il faut que je sois moi-même. Mais également que je garde à l'esprit qu'il y a une multitude de fans à travers le monde qui attendent d'écouter ma musique. Mon inspiration provient de n'importe où, n'importe quand et de toute chose.
Même de ma salle de bain !
On te sait très proche de ta culture japonaise, mais tu as pourtant décidé d'aller à Los Angeles pour d'inspirer de la leur. Qu'as-tu trouvé là-bas ?
-m- : Aux Etats-Unis, j'ai réalisé que la différence de langue, de race, de sexe ou le genre n'avait aucune importance. Mais, également, que je pouvais être fier d'être une artiste japonais car seuls les artistes issus de ma culture peuvent réaliser certaines choses.
Ton dernier album est plus funk et moins métal que par le passé. Pendant sa composition, as-tu réalisé que tu allais dérouter certain de tes fans ?
-m- : Il fallait que je me recentre sur une musique que seuls les japonais sont capables de créer. Bien entendu, avec cet album, j'ai ouvert de nouveaux horizons pour mes fans. Notre futur n'en est que plus radieux.
Ta musique est unique et personnelle. Quel type d'audience penses-tu pouvoir atteindre ?
-m- : Je pense que mes disques peuvent toucher tout un chacun. Je n'ai pas envie de choisir les personnes qui m'écoutent. C'est à elle de le faire.
Que penses-tu avoir appris de nouveau avec cet album ?
-m- : La sensibilité, sans aucun doute. J'ai fourni un gros travail au niveau des nuances vocales. Ce n'était pas mon fort.
Sur scène, tu es un véritables showman, une rock star. Quelles sont tes attentes pour ta tournée THIS IZ THE JAPANESE KABUKI ROCK TOUR 2008 qui passera pour la première fois par la France le 6 juillet à l'Olympia ?
-m- : J'aime partir à la rencontre de mes fans et les voir devenir dingues lorsque je joue. Mais j'apprécie également expérimenter la cuisine locale de chaque pays. Je suis déjà venu en France une fois, c'était génial.
Aujourd'hui, en tant qu'artiste, de quoi es-tu le plus fière ?
-m- : Actuellement, je ne suis pas encore satisfait. Il me reste tellement de choses à accomplir. Cela dit, je peux être fier de mon éthique et de mon attitude par rapport au travail. Je vais poursuivre mes efforts et continuer à peaufiner mon style.
Quels sont tes espérances et rêves pour cette année ?
-m- : Après avoir tout déchiré avec mes fans qui sont tous adorables, je souhaiterais juste rentrer en entier au Japonn (rires).
Tu sembles être quelqu'un de très occupé et tu te donnes les moyens d'atteindre tes buts. Quelle est ton ambition la plus profonde ?
-m- : J'aimerais juste continuer à m'élever comme le soleil.